Les accidents domestiques se produisant à la maison - ou dans ses annexes, jardin, garage, etc. - sont aussi nombreux que les accidents de la route ou du travail. Ils sont d'une très grande diversité de cause et de gravité.
La liste des situations et des facteurs de risque est si longue que sa lecture en est décourageante. Il est donc plus important de s'attacher à comprendre les mécanismes des accidents domestiques que d'en dresser le catalogue.
Comment se produit l'accident ?
Pour qu'un accident se produise, à la maison comme ailleurs, il faut la succession d'un ou plusieurs facteurs de risque, d'un facteur déclenchant et d'un manque de chance.
ATTENTION :
Après les risques du travail et de la route, la maison est vécue comme un refuge sûr. Il y a pourtant autant d'accidents à la maison, surtout chez l'enfant, que dans la rue.
Les facteurs favorisants sont:
l'âge : l'enfant est particulièrement exposé, mais chaque âge comporte ses risques liés, Par exemple, aux chutes chez la personne âgée;
le lieu : 7 accidents sur dix surviennent dans la cuisine, deux sur dix dans la salle de bains, le reste se répartissant entre les autres lieux de la maison, du jardin ou du garage;
les circonstances particulières : un changement de
domicile, des difficultés financières ou conjugales, des soucis professionnels, un deuil sont souvent retrouvés dans les périodes qui précèdent un accident;
l'heure : la plupart des accidents, surtout chez l'enfant, surviennent dans l'heure qui précède les repas de midi et du soir, ou encore les mercredis et dimanches matin.
Les facteurs de risque sont liés soit à l'équipement, soit au comportement de chacun.
L'équipement peut être en cause par sa vétusté, son inadaptation aux normes de sécurité ou comporter des dangers propres.
fils électriques dénudés,
plaques chauffantes non protégées,
appareils divers de bricolage sont responsables de nombreux accidents.
Les comportements varient:
telle personne est à la recherche permanente, presque excessive, de la sécurité alors que telle autre semble accumuler les prises de risque.
Entre les deux extrêmes, la majorité accepte de prendre des "risques calculés": utilisation détournée d'appareils, respect incomplet des procédures de sécurité, surveillance interrompue quelques secondes...
La perte de chance :
Lors d'une même situation, mille fois vécue sans problèmes, va brutalement se produire un accident. Cette notion figure rarement dans les ouvrages sur la prévention. Chacun peut cependant la vérifier tous les jours.