Il règne une pression élevée en permanence dans les artères. Cette pression est nécessaire pour que le flux sanguin atteigne tous les organes, même les plus éloignés.
Le collapsus est une baisse importante de la pression qui devient insuffisante (< 80 mm de mercure chez l'adulte). Il donne tous les si es de la détresse circulatoire : pouls rapide, difficile à prendre, pâleur, sueurs, ventilation rapide, conscience conservée mais altérée (obnubilation, somnolence) avec soif intense, angoisse, prostration ou au contraire agitation. Le pouls radial, situé en périphérie, peut ne plus être perçu alors qu'un pouls carotidien l'est encore.
Normalement, l'organisme réagit à cette baisse de pression : il cherche à garder une circulation efficace dans les territoires les plus importants (coeur, poumons, cerveau) en détournant à leur profit le sang des territoires périphériques. Malheureusement, cela prive d'oxygène un grand nombre de cellules et, faute d'un traitement rapide, une décompensation secondaire, le plus souvent mortelle, peut compliquer son évolution.
Un des premiers gestes à faîre est d'allonger la victime en position horizontale ce qui permet une meilleure distribution du sang dans les différents territoires. Le fait de surélever les membres inférieurs peut être utile, à condition de conserver cette position tant qu'un avis médical contraire n'a pas été doné (cf. Positions d'attente et de survie),
La lutte contre la cause intitule de la détresse est importante mais, en dehors de l'arrêt de l'hémorragie externe, elle est souvent du seul domaine médical, ce qui justifie, dans tous les cas, l'appel des renforts médicalisés.
L'oxygénation de la victime doit bien sûr être systématique, sans oublier des gestes importants comme la protection thermique, le soutien psychologique, la surveillance.
4. A SAVOIR
Le collapsus peut être lié à plusieurs causes
une însuffisance cardiaque : défaillance de la pompe avec des contractions trop faibles ou insuffisantes du myocarde (intoxication, d'un infarctus, d'un trouble du rythme...
un relâchement trop important des muscles des artères dû à une intoxication, une infection, une allergie...
une diminution importante du volume sanguin par hémorragie grave (interne ou externe, fracture des gros os) ou perte anormale d'eau (brûlures graves et étendues, déshydratation aîguë).
Un des premiers gestes médicaux est de poser une perfusion pour effectuer un remplissage vasculaire, qui vise à compenser les pertes et à augmenter la pression sanguine.